SOPK: Syndrome ovaires Polykystiques

 

 

SOPK : Syndrome Ovaires PolyKystiques


Le syndrome des Ovaires Polykystiques soit SOPK (appelé aussi le Syndrome Stein-Leventhal, ou dystrophie ovarienne) est le plus répandu des dysfonctionnements ovariens entrainant l'infertilité chez les femmes en âge de procréer.


Les Ovaires polykystiques :

 

En fait, leurs aspects sont différents d'ovaires dits « sains » :

Leurs dimensions sont différentes (les ovaires sont élargies), leurs parois sont plus lisses et plus épaisses. On distinguera souvent une multitude de petits kystes, très souvent indolores et bénins mais qui provoquent souvent une aménorrhée (ou oligoménorhée) qui entraine donc une infertilité.

On détectera une présence d'ovaires polykystiques en pratiquant une échographie des ovaires (échographie pelvienne), en faisant une recherche de dosage hormonal par prise de sang et en évaluant les symptômes de la patiente.

Des signes et symptômes peuvent donc alerter sur la présence d'ovaires polykystiques.


Les signes les plus fréquents :


  • Signes d'hyperandrogénie : Présence de testostérone et d'œstrogènes plus élevés que la norme, pilosité de type masculine, acné, perte de cheveux.
  • On recherchera aussi le dosage hormonal de l'hormone LH (hormone lutéinisante) par une prise de sang. Si son taux est supérieur à 10UI/I , cela peut aussi être un autre signe.

Souvent, lors de cette prise de sang, on recherchera le dosage de la FSH, LH, prolactine, testostérone, Delta 4 andosténédione, SDHA, 17 béta-œstradiol, 17 hydoxy Progestérone, TSH, et quelques fois, le dosage de glycémie et de l'insulinémie.

 

Mais encore :


  • De nombreux follicules immatures.
  • Des cycles complètement anarchiques, irréguliers, longs (dépassant 35 à 40 jours), absence totale de règles, cycles anovulatoires (pas d'ovulation).
  • Obésité ou fort surpoids.
  • Une séborrhée plus importante (la peau qui sécrète du sébum).
  • Hyperprolactinémie.


Les femmes souffrant de ce syndrome sous sa forme la plus légère ne rencontrent généralement pas de souci au niveau de leurs cycles. Elles auront par contre besoin de plus de temps souvent pour pouvoir tomber enceinte. Le risque de fausse-couche est aussi un peu plus important.

 

La prise en charge :

 

Chaque cas est unique.

Pour certaines, il suffira simplement d'une perte de poids et de rétablir les cycles avec un traitement.


Pour les femmes qui ne souhaitent pas procréer mais cependant être traitées, on prescrira très souvent un contraceptif oral qui permettra de rétablir la régularité des cycles et de faire disparaitre les petits kystes.

Pour les femmes souhaitant tomber enceintes, on prescrira alors un traitement à base de citrate de Clomifène. Ce traitement obtient de bons résultats sur les ovaires polykystiques, il rétablit la régularité des cycles et de rendre l'ovulation possible chez près de 70% de femmes suivant le traitement.

Cependant, dans le cadre de ce traitement, le taux de grossesse reste encore faible et le taux de fausse-couche très élevé.

Si au bout de 6 mois de traitement sous Clomifène, les femmes n'ont pas abouti à une grossesse, le traitement sera modifié.

On passera alors à un traitement sous gonadotrophines, afin de bloquer la sécrétion de LH et diminuer ainsi le risque de fausse-couche. Cependant, ce traitement est utilisé avec beaucoup de précautions sur les patientes car il peut provoquer chez elles une hyperstimulation ovarienne et des réactions très variées selon les cycles.

 

La rédaction de 9 mois en moi.com.

 

 

 

 

 

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